
Mai 1940, Une victoire éclair.
Un blitzsieg sans blitzkrieg.
Blitzkriegstratégie allemande de Sun Tzu et de Clausewitz.
Leur critique de la stratégie française.
Son échec prévu par Chauvineau.
eric van den bergh


Présentation de l’ouvrage
« Cet ouvrage étonnera ou même scandalisera peut-être le lecteur. Le général Chauvineau a voulu, en effet, remonter aux causes, sans se laisser influencer par des idées presque universellement admises. »
C’est ainsi que Pétain commence sa préface du livre « Une invasion est-elle encore possible », publié par ce général en 1939.
La citation ci-dessus s’applique parfaitement au présent ouvrage, l’auteur ayant suivi l’exemple du général et le résultat pourrait bien être identique. Un certain nombre de lecteurs, notamment quelques historiens, seront scandalisés quand ils apprendront que :
- La préface de Pétain contredit la thèse du livre. L’auteur y estime en effet l’armée française incapable de défendre le pays. Sa réponse à la question est donc OUI. Il veut concentrer tous les chars dans une seule armée, et désire une aviation forte. Il veut ouvrir les hostilités par une offensive aérienne puissante et inonder les colonnes ennemies de bombes à gaz.
- Le livre de De Gaulle est mauvais et contraire aux conceptions de Guderian et Chauvineau. Il pose un regard romantique sur le char. Un raid de chars isolé est impossible. L’offensive allemande était « toutes armes combinées », et l’infanterie a dû livrer de durs combats contre les Alliés, qui se sont battus avec acharnement.
- L’histoire qui veut que le général von Manstein soit l’auteur du plan allemand est un mythe, universellement admis, et uniquement basé sur ses « mémoires », intitulés « Victoires perdues ». Ce livre est plein de suppositions, d’affirmations sans preuves et de mensonges avérés.
- Blitzkrieg n’est pas une toute nouvelle stratégie ou tactique inventée par les Allemands. Dès l’époque de Sun Tzu la vitesse était l’essence même de la guerre. Locomotive et moteur ont seulement accéléré les opérations. Ce mot n’est qu’un mot de comptoir. Et considérer un contournement comme un trait de génie est bien ridicule.