Mai 1940 — Une victoire éclair
Sommaire
Aperçu détaillé des chapitres et sujets traités
Première partie
Livre I — Quelques précisions
Ch. 1 — La guerre totale.
Guerres de siège, guerres du cabinet, guerres du peuple — Bonaparte — Toujours à la limite du possible — Armées de masse : filles de la grande industrie — Une guerre d’usure — La Grande Guerre : retour à la guerre de siège — « Incompris par quelques militaires ».
Ch. 2 — Le soi-disant « front continu ».
Confusion — Définition — Front incontournable — Ni stratégie ni tactique — Le « front continu » de Chauvineau — « The gallant Duke of York » — La « ligne d’eau » — Protéger ses flancs — 1914-1918 pas de flancs — Les fronts incontournables 1939-1945 — Les pauses inévitables entre deux offensives — Les chars ne nous ont pas ramenés à une guerre courte.
Ch. 3 — Le soi-disant « Blitzkrieg ».
L’Allemagne ne peut supporter une guerre de longue durée — Blitzsieg par Blitzkrieg ? (1938) — Pas de « binôme char-avion » — Un radotage journalistique — Blitzkrieg chez Sun Tzu, Clausewitz, Bonaparte, Chauvineau — Définitions bonnes et farfelues — Blitzkriege ratés et réussis — Rapidité dans la défensive — La Marne — Offensive et défensive — 1939, la stratégie méthodique française.
Livre II — Le général Chauvineau
Ch. 4 — Biographie.
Polytechnique — 1914-1917 33e Corps d’armée — Deux citations, Légion d’honneur à Verdun — Grèce — École supérieure de guerre — Cours de fortification — Original — Commandant de l’École du génie — Besançon — 1936 livre achevé — Octobre cadre de réserve — 1939-1940 la « ligne Chauvineau ».
Ch. 5 — « Une invasion est-elle encore possible ? »
« Oui. » — Vétusté inquiétante de l’organisation de l’armée — incapable d’attaquer et de protéger notre territoire — Réorganisation de fond en comble — Propositions — Armée blindée, motorisation, divisions de choc — Préparer offensive et défensive — Stratégie pour les premiers jours d’un conflit — Défensive terrestre, offensive aérienne — Le maximum de moyens à l’aviation — Aérochimique — « Une attaque brusquée, blindée, par surprise » — Une longue guerre de masse et d’usure — Le suicide de Hitler — La soi-disant « guerre froide ».
Ch. 6 — Erreurs d’après-guerre.
1935 : « Le plus rude coup de l’après-guerre » — Le moment où la guerre aurait pu être évitée — La ligne Maginot mauvais rapport qualité-prix — Notre infanterie « ne pourrait guère attaquer avec succès que des nègres » — Notre organisation militaire « une erreur colossale » — « Notre fortification rappelle celle de César » — « Nous avons organisé la destruction des Français au début d’une prochaine guerre » — Organiser une solide position sur la frontière belge — Gamelin n’a pas compris la guerre moderne — La responsabilité de Pétain — Le procès de Riom.
Ch. 7 — Une étrange préface.
Une énigme — Premier falsificateur de Chauvineau — « Quelques chars cuirassés » au lieu de « toutes les unités de chars » — « Il n’envisage que la défensive » — Antithèse entre les doctrines de Pétain et de Chauvineau — Le dernier est clausewitzien — Le « Blitzkrieg » de Pétain avec le paysan.
Ch. 8 — La notoriété du livre. Les ignorants.
Marc Bloch — Comment peut-on écrire des phrases dignes parmi les Heils! des Barbares ? — La haine de l’occupant et de ses collabos — Faire rejaillir la haine du traître sur l’auteur du livre — Erreur de Marc Bloch. A-t-il lu le livre jusqu’à la fin ? — Quelques comptes rendus — Les ignorants — Comment naît une légende — Critiquer un livre que l’on n’a pas lu — Citations hors contexte, amputées, tronquées, falsifiées — La petite taille de Reynaud — Parjures de Gamelin — Une trentaine d’autres.
Ch. 9 — Diplomatie.
La politique et le soldat — Sun Tzu — De Gaulle — Marc Bloch — Clausewitz — Le « front continu » de Chauvineau garantit la paix — La France une nation armée — Pas besoin d’alliés — « Le désarmement c’est la guerre. » — La débandade — Une organisation militaire comme moyen d’intimidation et d’une diplomatie étrangère active — Une aviation puissante — « L’Alliance anglaise la plus intéressante pour nous » — Une alliance française n’a aucun intérêt pour la Belgique — Antagonisme russo-allemand persistant — Pas de victoire rapide allemande — Lâcheté française et stupidité britannique.
Deuxième partie — Les préliminaires
Livre III — L’Allemagne
Ch. 10 — Le chef. Mein Kampf
« Madness, and there is no method in’t » — Racisme, haine, lebensraum — La cause de la Grande Guerre — Sa politique étrangère — Basée sur la violence — « Jeter le traité de Versailles dans une mer de flammes ardentes » — « Les frontières des États sont faites et modifiées par l’homme » — « Alliances avec la Grande-Bretagne et l’Italie » — Admiration de la brutalité et du bellicisme des Britanniques — « La France toujours l’inexorable ennemi mortel » — « Peuple de plus en plus négroïde — Un règlement de comptes nécessaire ».
Ch. 11 — L’Ostpolitik — L’URSS.
Acquérir des terres en Russie, « pourrie et dissoute, prête à l’effondrement » — « Une alliance avec la Russie serait la fin de l’Allemagne » — Le premier plan quinquennal de l’URSS (1928) — Mécanisation et motorisation de l’armée, aviation en plein essor — Chars modernes, doctrines hardies — Industrialisation — Crise capitaliste, croissance soviétique — Coopération soviéto-américaine — Staline modernise l’industrie — Base de la victoire de l’Armée Rouge — Des matières premières illimitées.
Ch. 12 — Les failles du « raisonnement » de Hitler.
Sa politique étrangère un plan de guerre — Ignorant de l’art de la guerre — La mauvaise voie d’un flambeur — Comportement agressif — Deux centres de gravité — Deux grands empires à conquérir — Aucun État ne doit admettre que son destin dépend d’une seule bataille — La défaite pas définitive — Hitler commet la faute de Bonaparte.
Ch. 13 — Hitler met en œuvre son programme.
« Führer und Reichskanzler » — Veut les pleins pouvoirs — Comment il modifie la Constitution — Réarmement subreptice — Versailles jeté aux flammes — 1935, service militaire et Luftwaffe — Traité naval avec la Grande-Bretagne — L’Italie et le Japon — L’Autriche — La Tchécoslovaquie tout entière — Prêt que pour une guerre courte — Suicide prévu par Chauvineau.
Livre IV — Les Alliés
Ch. 14 — La fin de l’Entente cordiale.
« Splendid isolation » et incompréhension de l’intérêt d’une alliance française — Chauvineau explique les avantages d’une alliance franco-britannique pour les deux pays — Sa critique sévère de leur politique étrangère et militaire — Le moment où on aurait pu arrêter Hitler sans une guerre.
Ch. 15 — La désastreuse politique étrangère et militaire britannique. La France toute seule.
Les conséquences du rétablissement du service militaire allemand pas comprises — Plus de « guerre de mouvement » par de petites armées de métier — Le traité naval anglo-allemand néfaste — Violation brutale et unilatérale du traité de Versailles — Prestige de Hitler à l’étranger — Guerres à but limité, guerres en vue de la destruction totale de l’ennemi — Responsabilité britannique dans la Deuxième Guerre mondiale — La France toute seule en 1919 — « Bâtir une sécurité nouvelle » — L’imbécillité monumentale du général Maurin.
Ch. 16 — Un bel après-midi en 1938.
L’Anschluss — Munich — La trahison française — Inquiétude à Moscou — L’origine de la guerre soviéto-finlandaise 1939-1940 — Staline-Ribbentrop la conséquence de Hitler-Chamberlain-Daladier.
Ch. 17 — La Pologne. « Une steppe inhabitée »
Description peu enthousiaste par Clausewitz — « Une pomme de discorde entre ses voisins » — « Une vie politique dissolue » — « Incapable d’organiser sa défense » — 1795 fin de son existence — Sympathie en France — Alliance avec le tsar plus importante — Toujours une steppe sans défense.
Ch. 18 — L’Entente cordiale ressuscitée.
Les Britanniques deviennent anti-allemands — La Kristallnacht — Une rumeur infondée ressuscite l’Entente cordiale — Hitler commet une faute grave — Prague — Conversations militaires anglo-françaises — Service militaire en Grande-Bretagne, enfin !
Ch. 19 — 1939. Le prétexte : Dantzig.
Hitler veut libérer encore plus d’Allemands — Dantzig le prétexte — Négociations polono-allemandes — Plan de guerre allemand — Les Alliés garantissent la Pologne — Délégation militaire part pour Moscou — Doumenc et Old Plunk — La situation vue par Moscou.
Ch. 20 — L’étrange été.
À partir de juin mobilisation en Allemagne — Avertissements de Coulondre — Coulondre part en vacances — Célébration du cent cinquantenaire de la Révolution — Cinquantenaire de la tour Eiffel — Garden-parties — Le Tour de France — On part en vacances — Première phase de la mobilisation — Manœuvres de Bonnet pour un nouveau « Munich ».
Ch. 21 — Un faux début.
« La mobilisation, c’est la paix » — Contre-attaquer à l’ouest — Éliminer l’Italie — Comment justifier la « drôle de guerre » ? — La note du Deuxième Bureau — Une offensive alliée possible ? — Faire la guerre en évitant de la faire — Deux erreurs d’appréciation contradictoires — Un plan de guerre catastrophique.
Troisième partie — La genèse des plans de guerre
Livre V — Le plan de guerre allié : la Belgique sera le champ de bataille
Ch. 22 — Le spectre de M. le comte de Schlieffen plane sur Vincennes.
Son plan (1914) impossible — « Anticiper sur une attaque brusquée par des blindés et l’aviation » à travers les Ardennes — Un contournement stratégique devenu possible — La Belgique se débarrasse de ses obligations vis-à-vis de la France — Décision justifiée — La Hollande — Pas de « plan B », uniquement « le plan D » — Se défendre sur notre propre sol — Sun Tzu, Clausewitz et Chauvineau unanimes.
Ch. 23 — Les plans E, D et A. Leurs failles communes.
Reposer tout son salut sur des fleuves — Absence de réserve stratégique, de concentration de forces, de position en profondeur — Une donnée capitale ignorée — La supériorité de la défensive — Marcher sous le canon ennemi.
Ch. 24 — Faut-il pénétrer en Belgique ? Les « Low Countries »
Conversations militaires interalliées — L’invraisemblable attaque des Pays-Bas seuls — « The Low Countries » ne sont pas les Pays-Bas — Un accord préalable avec le gouvernement belge — Le plan E(scaut) apparaît — « Une attaque brusquée et une exploitation profonde » — Éviter une bataille de rencontre dans des positions non préparées.
Ch. 25 — La (dés)organisation alliée. Aller en Belgique quand et où ?
Mauvaise coordination du coordinateur — Une lettre perfide de Gamelin — Conseil suprême interallié — Le guérillero Gamelin — Les Britanniques rejettent le plan E — Churchill : « Laissons les Belges en tête à tête avec le fauve » — Avancer en Belgique à la rencontre des Allemands doit être exclu — Le plan A(lbert).
Ch. 26 — Octobre. L’apparition du plan D.
On va en Hollande — Courage et abnégation du général Deslaurens et de son escouade de braves — « On ne peut rien pour la Hollande. Elle ne tiendrait pas » — Présenter notre décision aux Britanniques.
Ch. 27 — Le 17 novembre : le Conseil suprême interallié adopte la note de Gamelin, comportant le plan D. Ses failles.
La note de Gamelin du 16 novembre. Adoptée sans discussion — La poignée de main d’adieu à la Hollande — Daladier s’en prend à la Belgique — « Sa neutralité égoïste » — « Un effort désespéré » — Instruction de Georges — Les failles du plan Gamelin.
Ch. 28 — Intermède néerlandais. La variante Breda.
Les Hollandais découvrent l’Instruction personnelle et secrète n° 8 de Gamelin — Gamelin veut aller à Breda. Sa « suggestion » — Refus belge et néerlandais — Faiblesse de la position Peel-Raam — Confusion à La Haye — Commandant en chef limogé.
Ch. 29 — Les événements de décembre 1939 à avril 1940.
Un flot de réfugiés — La situation militaire en Belgique — « Un effort allemand secondaire aux Ardennes le plus probable » — L’incident de Maasmechelen — Georges ne veut plus aller en Belgique — La stratégie supérieure de Gamelin — Pas de coopération hollando-belge — Gamelin fera de nouveau la Grande Guerre.
Ch. 30 — La variante Breda officielle.
IPS n° 11 de Gamelin — Les défenses belges — Entretien Gamelin-attaché militaire néerlandais — Note du commandant en chef néerlandais : la position Peel-Raam ne sera pas défendue — Coup mortel à la variante Breda — Mais Gamelin persiste.
Ch. 31 — Les derniers soubresauts. On va envahir la Belgique !
Georges s’inquiète, Gamelin s’obstine — « On va en Belgique de toutes façons » — Trois réunions du Conseil suprême interallié — On va envahir la Norvège — « Quoi qu’il arrive [...] on va envahir la Belgique ».
Ch. 32 — La Belgique entièrement détruite.
Si les Alliés avaient réussi à « endiguer » l’ennemi en Belgique — Anvers, Louvain, Gembloux, Namur tombées en ruine — « Lille, Roubaix, Tourcoing épargnées ».
Ch. 33 — La Meuse.
Gamelin ne s’en occupe pas — Front, mais aussi couverture du flanc droit du corps de bataille — « Solidement » — Une division sur 15 km ! — La topographie du fleuve — Les 9e et 2e Armées — En France position sans profondeur — La manœuvre de la cavalerie — Pas de coopération avec les Belges — Pas de destructions préparées en France.
Ch. 34 — Une tombe en forêt.
Les « maisons fortes », une hérésie militaire — Le rapport Taittinger — Un mélo de Julien Gracq — La vérité émouvante — Jugement impitoyable : stupidité, lâcheté, égoïsme.
Livre VI — Le plan de guerre allemand Fall Gelb. Le plan Clausewitz
Ch. 35 — La Gleichschaltung de l’armée. Le General-Feldmarschall et la putain.
Mademoiselle Erna Gruhn — Le journal de Jodl — Götterdämmerung — Hitler généralissime, 4 février 1938 — Brauchitsch commandant de l’armée de terre, Göring de la Luftwaffe — Halder chef d’état-major, Manstein renvoyé dans la troupe.
Ch. 36 — L’organisation allemande en 1939.
L’OKW et l’OKH — La paternité des décisions de Hitler inconnue.
Ch. 37 — La réalisation d’un plan de campagne.
Le travail d’un état-major — Jodl cite Clausewitz en prison — Ignorance du grand public — Manstein écrit une belle histoire, devenue légende et qui plaît au grand public.
Ch. 38 — Les directives n° 1, 2 et 6 de l’OKW et celle du 17 septembre de l’OKH.
Annotations après la guerre par Nehring — Début de l’offensive contre la Pologne 1er septembre 1939, 4h45 — Hitler veut l’offensive tout de suite — 9 octobre 1939 : directive n° 6 — Offensive d’un but limité pour le 25 novembre 1939.
Ch. 39 — Le mémorandum de Leeb, 11 octobre 1939.
Graves inquiétudes — Surestimation des Français — Deux centres de gravité ennemis — Peur des Soviétiques — Pertes en Pologne très mal supportées — Profond désir de paix par le peuple entier — Les avantages d’attendre.
Ch. 40 — Fall Gelb I — 19-29 octobre 1939.
Le dispositif ennemi — Action contre un flanc selon Clausewitz — Éliminer les Néerlandais — S’emparer de la côte belge — Couvrir contre une attaque française — But limité — Rapidité — La directive puisée dans Clausewitz.
Ch. 41 — Fall Gelb II — 29 octobre 1939 - 30 janvier 1940. Centre de gravité plus au sud. Boulogne ou Abbeville ?
Nouveau dispositif allié — Un plan d’attaque tout nouveau — Offensive à but décisif — Détruire les forces alliées au nord de la Somme — Foncer jusqu’à la côte de la Manche.
Ch. 42 — Liddell Hart et la légende Manstein. Leurs mensonges.
Manstein — « Victoires perdues » — Liddell Hart — Ses volte-faces — Description caricaturale de la campagne de 1940 — Sa connivence avec Guderian, « son élève » — Mensonges de Manstein — Contre-vérités dans l’Histoire de la Deuxième Guerre mondiale de Liddell Hart — Haine de Rundstedt et Manstein envers Brauchitsch.
Ch. 47 — Kriegsspiele. Guderian, Chauvineau et Clausewitz unanimes.
« À vive allure, avec un fort appui de chars, sans artillerie » : Chauvineau, Guderian et Clausewitz (ce dernier sans chars) — Ou méthodiquement avec de l’artillerie lourde, à la française — Le premier jour ou le cinquième — Hitler réfléchit.
Ch. 54 — Fall Gelb IV selon Sun Tzu, le véritable auteur.
Son plan, son exécution, son « Halt-Befehl » — La vitesse, essence même de la guerre — La concentration des forces — Le contournement stratégique des Ardennes — La continuité avec les principes énoncés vingt-quatre siècles plus tôt.
Pour consulter le détail des chapitres, accédez à la première partie, la deuxième partie ou la troisième partie.